Le fils de l’ancien Shah qui appelle Donald Trump à intervenir en Iran. Tout est dit. Et pourtant, une partie des médias mainstream bourgeois présente encore ce personnage comme une option « crédible », « modérée », voire « démocratique ».
Nous soutenons la révolte du peuple iranien, sans ambiguïté. Une révolte contre le régime actuel. Mais soutenir cette révolte ne signifie pas applaudir ceux qui cherchent à la placer sous tutelle impérialiste.
Rappelons qui était le Shah. Un dictateur soutenu par les États-Unis, imposé par un coup d’État, responsable d’une répression massive, de la torture, de l’écrasement de la gauche et des mouvements populaires.
Sous le Shah, l’Iran était une dictature policière où la répression était une méthode de gouvernement. La SAVAK arrêtait, kidnappait et enfermait des opposants par milliers : militants de gauche, syndicalistes, étudiants, journalistes.
La torture y était systématique : passages à tabac, électrochocs, suspension, privation de sommeil, isolement prolongé, violences sexuelles.
Beaucoup ont été brisés à vie, d’autres sont morts sous la torture ou ont été exécutés après des procès expéditifs. On parle de dizaines de milliers de prisonniers politiques au fil des années et de milliers de cas de torture documentés par des organisations de défense des droits humains.
C’est ça, le “modèle” qu’on tente de repeindre aujourd’hui en solution respectable.
La révolution de 1979 est d’abord une révolte sociale contre ce régime-là, avant d’être confisquée par l’appareil religieux.
Et aujourd’hui, son fils fait quoi ?
Il appelle à une intervention étrangère, se tourne vers Trump, assume une stratégie de changement de régime pilotée de l’extérieur. C’est la ligne classique des forces impérialistes : remplacer un régime autoritaire par un autre, plus docile, plus compatible avec leurs intérêts.
Ce que ces médias tentent de faire, ce n’est pas défendre le peuple iranien, mais préparer l’opinion à une confiscation de sa lutte. Ils ne craignent pas la dictature, ils craignent une révolution populaire incontrôlable, sociale, anti-impérialiste.
La solidarité réelle avec le peuple iranien, ce n’est ni Trump, ni les bombes, ni un héritier recyclé d’une monarchie honnie.
C’est le refus que leur soulèvement serve de prétexte à une nouvelle ingérence occidentale.
La vigilance n’est pas du cynisme.
C’est une condition de la solidarité.
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