La Presse commence l'année très fort.
Encore une fois, les médias mainstream servent de porte-voix à l’ordre établi et déroulent le tapis rouge à la police.
Les faits.
Dans cet article, on donne la parole au directeur du Service de police de l’agglomération de Longueuil, Patrick Bélanger, pour parler de “crimes violents chez les mineurs”, de “phénomène préoccupant”, de “Stratégie Jeunesse”, de “ramener les jeunes dans le droit chemin”. On cite aussi son directeur adjoint et on détaille leurs plans: comités, réorientation des ressources, pression sur les gangs, partenariats, etc.
Et c’est là que ça devient indécent.
Parce qu’au même moment, le SPAL est sous enquête après une intervention policière ayant mené à la mort de Nooran, 15 ans. Un mineur tué par la police. Donc oui: la police qui vient faire la leçon sur la violence des jeunes est la même institution qui a tué un jeune.
L’article empile les exemples de bagarres, d’extorsion, de couteaux, de poivre de Cayenne, d’armes saisies. Il installe une ambiance de panique. Il fabrique la figure du “mineur violent”. Mais il n’assume pas le parallèle évident: quand la police parle de “protéger la jeunesse”, elle devrait d’abord répondre de ce qu’elle fait à cette jeunesse. Et dans le cas de Nooran, ce qu’elle a fait, c’est lui prendre la vie.
Alors on a quoi au final?
Un directeur de police mis de l’avant, présenté comme responsable, inquiet, mobilisé, organisé. Un récit “prévention” et “sécurité” bien propre. Un texte qui met la police en position de solution, au lieu de la mettre en position d’accusée.
Cette publication, c’est une opération de communication pour laver la police de ses crimes?
Et pour finir, ne jamais oublier que la mission de la police est simple: maintenir l’ordre social existant, protéger la propriété, discipliner les classes populaires et gérer les conséquences sociales d’un système qu’elle ne remettra jamais en cause.
La mission du média mainstream, elle, consiste à rendre cette violence acceptable, à l’enrober de chiffres, de discours “préventifs” et de bonnes intentions.
Les deux avancent ensemble, parfaitement imbriqués. Et dès le 2 janvier 2026, on le voit déjà: les médias bourgeois ne perdent pas une seconde pour activer leurs mécanismes de propagande, installer les récits sécuritaires et déplacer le regard loin des responsabilités systémiques.
Pendant qu’on nous parle de “phénomènes” et de “priorités”, eux mènent leur lutte de classe, pour protéger le système, toujours le même..
Alors que 2026 soit une année où la gauche doit articuler une riposte de classe claire, relier la propagande médiatique, la violence policière et la misère sociale à un même système, et construire un contre-récit populaire capable d’organiser, pas seulement d’indigner....Voici ce que la gauche doit a chaque fois, ramener sur le tapis quand elle est face a la droite.
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