Regardez cette vidéo hallucinante de Radio-Canada où les journalistes, tout sourire, confirment tranquillement ce que Hugo Clément révèle.
Au Canada, on asperge des champs de lentilles d’herbicides juste avant la récolte pour les faire mourir plus vite. Des produits comme le Diquat, interdits d’épandage dans toute l’Union européenne, et des résidus de glyphosate retrouvés dans les lentilles canadiennes.
Et là, au lieu de dénoncer cette pratique avec gravité, on a un ton léger, presque rigolo, comme si c’était juste une curiosité de plus sur nos étalages.... Sérieusement ?
On parle de bouffe contaminée qui finit dans nos assiettes, de pratiques tellement toxiques qu’elles sont illégales ailleurs, et ça passe en mode chronique sympa du mercredi soir.
Ce qui me choque encore plus, c’est que ce soit un journaliste français qui nous alerte sur ce que fait l’agro-industrie canadienne.
On apprend par la télé française que le Canada joue au mauvais élève des pesticides, pendant qu’on continue, nous, à se raconter qu’on a une “agriculture responsable” et des “institutions sérieuses”.
Alors je pose la question. Ils font quoi, nos journalistes ?
Combien il y a d’autres pratiques toxiques, légales ici, interdites ailleurs, qui dorment dans les rapports de Santé Canada et les dossiers de l’industrie, pendant que les médias “grand public” s’appliquent surtout à ne pas trop déranger ?
Parce qu’au fond, c’est ça le problème. On ne peut clairement plus compter sur les grands médias québécois pour nous mettre en garde, encore moins pour dénoncer frontalement ce système agro-industriel.
Ça fait longtemps qu’ils ont abandonné l’idée de le critiquer en profondeur.
On transforme des bombes sanitaires et écologiques en petits sujets de consommation “informatifs”, avec un sourire rassurant pour bien faire passer la pilule.
Et pendant ce temps-là, on mange.
On mange des lentilles arrosées quelques jours avant la récolte.
On mange des résidus de pesticides que d’autres pays jugent trop dangereux.
Et on mange surtout le récit confortable d’un système capitaliste qui ne serait “pas si pire que ça”.
Ben si. C’est si pire que ça. Et si on veut que ça change, il va falloir arrêter de se contenter des chroniques sourire et recommencer à exiger du journalisme qui dérange, qui enquête, et qui appelle un scandale… un scandale.
/https%3A%2F%2Fscontent-iad3-1.xx.fbcdn.net%2Fv%2Ft15.5256-10%2F592236103_4215388475441522_2783969062792662338_n.jpg%3F_nc_cat%3D100%26ccb%3D1-7%26_nc_sid%3Da27664%26_nc_ohc%3DyzGSgBWAg00Q7kNvwGZ_1We%26_nc_oc%3DAdnS4zTDZKWLATZo4BjnbLspS_nBX3aSDIsZJK1lISWAalTqw8ekak-LFf-owXvTurLEMSsPF9pbaCdsxVC43Jws%26_nc_zt%3D23%26_nc_ht%3Dscontent-iad3-1.xx%26_nc_gid%3DjaSrBDZu5W5wLsAUMJbQww%26oh%3D00_AfphctIpjKpWLgxXRDqJYUMLhLd5id0qh3kmfpME9SYzpg%26oe%3D6969C48A)