Analyse des derniers événements en France... La minute de silence a l'assemblée, plus la couverture médiatique de la marche de fachos avec des Salut Nazi, plus la la lâcheté des partis dits centre gauche, social libérale, quand il s’agit de défendre LFI face a la propagande des médias… on assiste à un tournant majeur.
Mais avant çela il faut ajouter et comprendre un élément central. le capitalisme est en crise profonde. On le sait, et on sait aussi comment la bourgeoisie réagit quand son ordre vacille.
Elle finit toujours par s’allier avec les fachos plutôt qu’avec une gauche de rupture. L’histoire l’a déjà résumé sans détour: plutôt Hitler que le Front populaire.
La diabolisation de LFI était déjà très forte et montait en puissance depuis des mois. Mais avec cette affaire, on voit que c’était l’occasion parfaite pour une grande partie de l’appareil politique français de concéder un gain majeur à l’extrême droite, parce que le vrai danger pour eux, ce n’est pas les fachos: c’est LFI, la gauche qui peut casser le consensus sur l’économie, et l’ordre social.
Et là, tout s’aligne. Les Républicains ont demandé la minute de silence. Les libéraux et les centristes ont suivi immédiatement, comme un seul bloc, parce qu’ils avaient enfin un alibi institutionnel.
Et sur la gauche, la social-démocratie et la gauche sociale-libérale, représentées par le PS, le PCF, EELV et Glucksmann, ont aussi plongé, parce que depuis des semaines elles tentaient d’affaiblir LFI sans y arriver.
La tentative de “primaire” a gauche, par exemple, n’a pas produit l’effet espéré, et les sondages montrent que ça ne marche pas. Donc cette séquence, pour eux, c’est une aubaine. Ils pensent que ça va arranger leur affaire, isoler LFI, remettre le centre au milieu, et refermer la parenthèse.
Sauf que ces partis traitre a la gauche sous-estiment, ou font semblant d’ignorer, un truc énorme...on ne revient pas en arrière après certains gestes.
La France a fait une minute de silence pour un militant d’extrême droite, pendant que des néonazis faisaient des saluts nazis dans la manifestation d’hommage, elle-même protégée par la police.
Ça, ce n’est pas “un détail”, ce n’est pas “un moment d’émotion”, ce n’est pas “un dérapage”. C’est un basculement politique.
Parce que l’État n’est pas neutre, il fabrique de la respectabilité. Il décide qui est fréquentable, qui est “dans le cadre”, et qui doit être rendu inacceptable.
Et voilà le cœur du problème. Pour éliminer LFI, une grosse partie de l’appareil politique accepte de normaliser l’extrême droite. Ils la traitent comme un risque gérable, un outil, un partenaire implicite, pendant qu’ils concentrent le feu sur la gauche qui dérange vraiment.
Sauf que ce calcul est suicidaire. Banaliser les fachos pour isoler LFI, c’est déplacer la frontière du tolérable. Et une fois que cette frontière a bougé, ce n’est pas un bouton “reset”. C’est une nouvelle étape. Et après, ils feront semblant d’être surpris.
Et au Québec? Et bien on n’est pas spectateurs neutres. Notre droite avec Radio-Canada ont déjà relayé sans filtre, des narratifs qui viennent de l’extrême droite.
Que Québecor soutienne un facho, on le sait, ce n’est malheureusement pas nouveau. Mais ce qui est plus grave, c’est quand Radio-Canada reprend des dépêches et un cadrage qui, comme on vient de l’expliquer, participent à normaliser un hommage organisé dans un contexte néonazi et porté par la droite dite « respectable ».
Là, on voit la même mécanique, la bourgeoisie d’ici ouvre les bras aux fachos comme la bourgeoisie française, en se racontant que c’est “gérable”, que c’est “temporaire”, que ça servira juste à contenir la gauche. Sauf que non...une fois la porte ouverte, c’est tout l’espace public qui recule.
Voilà ce que raconte cette séquence, l'entrée par la grande porte des forces fascistes.
On rappelle que les groupes d’extrême droite ont fait des dizaines de morts sans jamais susciter la moindre émotion institutionnelle. Les politiques et les médias sont complices de la montée du fascisme, et on assiste en direct à sa normalisation: on rend les fachos fréquentables, on leur offre du respect public, pendant qu’on diabolise la gauche et qu’on criminalise celles et ceux qui résistent.
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