La guerre a commencé, et c’est un drame absolu. Israël et les États Unis ont déjà bombardé, l’Iran tente de résister, et comme toujours ce sont les civils qui vont payer le prix du feu, des ruines, des morts, des déplacements, des vies brisées.
Les USA et Israël sont des criminels de guerre soutenus, couverts, par les puissances occidentales, et c’est ça qu’il faut regarder en face.
L’Occident n’a pas voulu, ou pas osé, ou pas souhaité arrêter Netanyahou, ni politiquement ni matériellement, parce que derrière les grands discours il y a une réalité simple, l’impérialisme protège ses relais, et le droit international devient un outil à géométrie variable.
À Gaza, on a vu l’horreur, des crimes de masse, et un génocide, et malgré ça le soutien a continué, avec les mêmes éléments de langage, combattre le terrorisme, défendre la civilisation, libérer des peuples.
Plus personne ne croit à ces conneries qu’on nous sert depuis des décennies, Irak, Libye, Afghanistan, Syrie, toujours la même chanson, toujours les mêmes cimetières.
Et qu’on soit clair, ce n’est pas le régime iranien qu’on pleure, c’est le peuple iranien. Un peuple qui a déjà subi la répression de son propre État, avec des milliers de morts récemment lors des soulèvements, et qui risque maintenant de mourir sous les bombes états uniennes et israéliennes. Pris entre la violence du régime et la violence impérialiste, coincé dans un piège dont il n’a jamais été l’auteur.
La position de la gauche doit être nette, le peuple iranien doit pouvoir se libérer lui même, et si solidarité il y a, elle doit aller aux forces populaires, pas aux bombes, pas aux sanctions, pas aux opérations militaires menées par un État génocidaire et son financier principal, les États Unis.
Aider un peuple ne passe pas par le détruire, et “libérer” un pays à coups de missiles, c’est juste un mensonge pour vendre une guerre.
Ce qui se joue là, c’est aussi le résultat de la crise.
Les États Unis de Trump subissent de plein fouet la crise du capitalisme néolibéral, incapables de relancer durablement leurs taux de profit et de stabiliser leur domination, leurs élites se replient sur la guerre, la prédation et la néocolonisation.
Et honte aux justifications civilisationnelles brandies en Europe, qui recyclent le vieux racisme impérial, celui qui transforme des peuples entiers en cibles acceptables, au nom d’une prétendue supériorité morale.
Une logique raciste aussi, où certaines nations sont traitées comme naturellement bombardables, comme si leurs vies, leur histoire, leur civilisation, plus de cinq mille ans, comptaient moins que les intérêts stratégiques de quelques puissances.
Et il faut le dire aussi, Trump et Netanyahou sont tellement dans la merde que ces guerres servent aussi à sauver leur peau, à détourner l’attention, à se maintenir par la fuite en avant, à se présenter en chefs de guerre plutôt qu’en responsables politiques comptables de leurs crimes.
C’est sidérant de voir comment deux hommes peuvent, par pure volonté, précipiter la planète vers l’un des plus gros conflits, et déstabiliser toute une région.
Les peuples d’Occident doivent ouvrir les yeux, leurs dirigeants et leur ordre économique sont une source majeure de cette folie, et tant qu’on laissera cette machine tourner, elle cherchera toujours un nouveau pays à briser.
Pour terminer préparez vous aussi à la propagande médiatique, elle va tomber en tapis, massive, émotionnelle, calibrée pour faire avaler cette agression et aligner l’opinion derrière l’axe occidental.
Les médias mainstream sont presque toujours les auxiliaires des puissances impérialistes, ils présenteront les bombardements comme une nécessité, la violence comme de la défense, et les victimes comme des dommages collatéraux.
Ils ont déjà refusé de nommer le génocide à Gaza, alors imaginez ce qu’ils feront avec l’Iran, ce sera encore pire, encore plus déshumanisant, et encore plus mensonger.
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